Performance commerciale
Pourquoi un CRM bien tenu n'est pas du flicage
Comment faire adopter le CRM par vos commerciaux et en faire un outil de performance et de pilotage, plutôt qu'un outil de contrôle subi.
Achille WatrelotUn CRM n'est pas là pour remplacer la confiance. Il permet de la rendre opérationnelle. Dans une PME, la mémoire individuelle ne remplace pas une information partagée.
Le vrai sujet n'est pas le flicage
« Je n'ai pas besoin de tout mettre dans le CRM, je connais mes dossiers. » Cette remarque, beaucoup de managers commerciaux l'entendent. Dans une PME, un CRM partiellement rempli est presque la norme.
Le sujet n'est pourtant pas le flicage. Le sujet est la lisibilité, le pilotage et la continuité.
Une vision fiable de l'activité réelle
Un CRM bien tenu apporte d'abord une vision fiable de l'activité réelle. Un pipe commercial mal renseigné fausse les prévisions, les arbitrages et parfois même la trésorerie.
À l'inverse, un CRM correctement renseigné permet d'anticiper. Quels deals sont réellement avancés ? Quels décideurs sont identifiés ? Quelles prochaines étapes sont datées ?
Pour le manager : sortir du ressenti
Pour le manager, le CRM permet de sortir du ressenti. Sans données précises, le point commercial repose beaucoup sur la mémoire du commercial. Avec un CRM à jour, la discussion devient plus factuelle.
Cela ne remplace pas l'échange managérial. Au contraire, cela le rend plus utile. Le manager peut consacrer moins de temps à reconstituer l'historique et plus de temps à aider le commercial à avancer.
Pour le commercial : sécuriser sa propre performance
Pour le commercial lui-même, un CRM bien renseigné sécurise la performance. Un deal non documenté est souvent un deal fragile. Cette rigueur réduit les surprises en fin de trimestre.
Pour l'équipe : garantir la continuité
Pour l'équipe, un CRM bien tenu garantit la continuité. Une absence, un départ, un renfort temporaire : dans tous ces cas, une information partagée permet de reprendre un dossier sans repartir de zéro.
Outil de contrôle ou outil de travail
La résistance au CRM vient souvent d'une mauvaise perception de l'outil. S'il est utilisé uniquement pour demander des comptes, il sera vécu comme un outil de contrôle. S'il est utilisé pour mieux piloter et mieux sécuriser les ventes, il devient un outil de travail.
Un CRM n'est pas là pour remplacer la confiance. Il permet de la rendre opérationnelle. Dans une PME, la mémoire individuelle ne remplace pas une information partagée.